Shantideva’s

Bodhicharyāvatāra

བྱང་ཆུབ་སེམས་པའི་སྤྱོད་པ་ལ་འཇུག་པ།།

Groupe d'Etude guidé parVén. Lama Sangyay Tendzin

Session 47 - Samedi 23 juillet 2022

Chapitre SIX : Cultiver la Patience (suite)

 

REFUGE | MANDALA | REQUETE des ENSEIGNEMENTS

Invocation du Lama

Courte pratique de Quiétude Mentale – Développement de la Bodhicitta

 

Bonjour,

C’est pour moi une grande joie de vous retrouver afin de continuer notre étude du Bodhicaryâvatâra. Nous sommes en cours de présentation du sujet expliquant l’importance de :

« Cultiver la patience envers ceux qui nous traitent avec mépris »

Ce sujet est présenté à travers un ensemble de douze strophes dont nous avons vu les six premières. Nous abordons à présent la strophe 58.

 

Strophe 58 :

Quand, l’un comme l’autre, ils sont réveillés,

Ce bonheur est à jamais parti.

Ainsi prend in la vie, longue ou brève,

Au moment de la mort.

 

De la même manière, que nous ayons vécu une vie longue et agréable ou que nous ayons vécu seulement un court moment sans connaître beaucoup de joie, lorsque le temps de la mort arrive, qu’il ait été court ou long, le bonheur s’efface, tout comme quelqu'un qui se réveille d’un rêve.

Le bonheur que nous avons déjà ressenti ne reviendra jamais et aucune autre expérience ne sera réalisable. Il n'y a que la douleur de la mort, que la vie ait été courte ou longue.

 

Strophe 59 :

Alors, aurait-on joui longtemps

D’abondantes richesses,

On s’en va nu, les mains vides,

Comme dépouillé par les brigands.

 

Nous pouvons être riches en biens matériels tels que propriétés, or et argent, ou vêtements en soie. Nous pouvons nous réjouir pendant de longues années dans les plaisirs sensuels grâce à nos biens.

Toutefois, quand demain nous mourrons, ruinés et dépouillés comme par des voleurs, nous devrons aller nus et les mains vides vers notre prochaine vie.

Peu importe combien nous possédons de richesses, de nourriture, de vêtement et d’amis, quels que soient nos compagnons, les assemblées de monastiques, d’étudiants ou de bien matériels - nous ne pouvons en emporter aucun lorsque nous mourons. Nous devons partir seuls.

 

 

Strophe 60 :

Si, grâce à mes gains, je peux vivre,

Je ferai des mérites en épuisant mon mauvais karma.

Mais les colères liées au profit n’épuisent-elles pas

Les mérites en provoquant de mauvais actes ?

 

Une fois encore, on pourrait faire valoir que si nous sommes riches, nous vivrons probablement longtemps et pourrons échapper à la mort. Et en faisant des offrandes et des dons de bienfaisance, tels que sponsoriser des peintures d’images sacrées, créant des représentations du corps, de la parole et de l'esprit du Bouddha ; ou aussi, en faisant des prosternations et des circonambulations, etc., nous purifierons notre karma négatif et accumulerons beaucoup de mérite.

En nous convainquant de la sorte, nous sommes irrités lorsque nous rencontrons des obstacles à nos diverses activités vertueuses. Mais si nous sommes agacés par ce qui nous empêche d'obtenir ce que nous voulons, tout notre mérite finira par être dissipé et un grand mal sera produit. N’est-il pas ?

N'oubliez pas qu'un instant de colère ou de haine détruit le mérite accumulé pendant mille kalpas.

 

Strophe 61 :

Si je trahis

Cela même pour quoi je vis,

À quoi bon une vie

Vouée aux actes négatifs ?

 

Dans ce cas, à quoi serviront nos vies passées, lorsque la seule vraie raison de vivre - la purification du mal et l'accumulation de mérite - aura été ruinée ; quand le mérite aura été épuisé et que nous aurons produit une grande aggravation de la négativité ?

Quel est l'intérêt de vivre une telle vie ? Quel point y a-t-il d’éviter la mort, quand le mal est la seule conséquence ? Il n'y a là sûrement aucune raison !

 

Strophe 62 :

Je m’emporte contre ceux qui m’insultent

Parce que cela nuit aux êtres.

Pourquoi ne t’emportes-tu pas aussi

Contre ceux qui injurient quelqu’un d’autre que toi ?

 

On pourrait objecter que si nous supportons patiemment toutes sortes de paroles désagréables, d'autres personnes entretiendront de mauvaises idées à notre égard et nous critiqueront. Et comme nous sommes des bodhisattvas, ils détruiront leur propre mérite et se jetteront dans les royaumes inférieurs.

Certes, nous justifierons volontiers que c'est pour cette raison que nous avons du ressentiment pour leurs paroles désagréables.

Mais alors, comment se fait-il que nous ne souhaitions pas le même genre de paroles désagréables, de critiques et de mauvaises pensées alors qu'ils sont dirigés les autres, et qui plus est, envers des êtres sublimes, supérieurs à nous-mêmes ? Nous devrions trouver cela insupportable!

 

Strophe 63 :

Si tu supportes les mécréants

Parce que d’autres sont responsables de leur incrédulité,

Pourquoi ne supportes-tu pas ces injures

Qui, elles, dépendent d’émotions négatives ?

 

 

Peut-être prétendrons-nous ne pas être bouleversés lorsque des mots désagréables sont adressés aux autres car ceux qui les prononcent, le font parce qu'ils sont décontenancés par la mauvaise conduite apparente des personnes qu'ils critiquent, alors même qu’il se peut qu’ils soient des êtres sublimes.

C'est à cause d’eux que la situation s'est produite. Mais si c'est le cas, pourquoi sommes-nous impatients quand ils nous insultent ? Car lorsque de telles personnes disent des choses désagréables, cela dépend de l'apparition d'émotions négatives dont elles n'ont aucun contrôle.

Par conséquent, nous devons l’accepter. Bref, quand les autres nous détestent, quand ils créent des obstacles à notre succès, quand ils nous insultent ouvertement ou nous calomnient dans notre dos, nous devrions prendre plaisir à cultiver la patience.

Ceci conclut le sujet que nous venons d’aborder. Le prochain sujet présenté par Shantideva dans ce chapitre sera celui de :

« Cultiver la patience envers ceux qui maltraitent nos proches ».

Ceci suffit pour aujourd'hui.

Pratiquons un court instant la quiétude mentale, avant de dédier le mérite de cette séance au bénéfice de tous.

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